Andrés Manuel Lopez Obrador, le premier président de gauche de l’histoire récente du Mexique, a officiellement pris ses fonctions samedi, promettant de lutter contre la corruption en menant une transformation “profonde et radicale” du pays.

“Cela peut paraître prétentieux, mais aujourd’hui commence non seulement un nouveau gouvernement, mais un nouveau régime politique” a-t-il déclaré devant le Congrès mexicain et des chefs d’Etat étrangers ou représentants diplomatiques réunis à Mexico.

“À partir de maintenant une transformation pacifique et ordonnée mais profonde et radicale va être réalisée car nous allons en finir avec la corruption et l’impunité qui empêchent la renaissance du Mexique”, a-t-il promis, soulignant que “la politique économique néolibérale avait été un désastre, une calamité pour le pays”.

Le nouveau président mexicain s’est engagé à lutter contre la corruption et à gérer de façon rigoureuse les finances publiques, afin de lancer divers programmes sociaux et une augmentation du salaire minimum.

Le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador prête serment devant le Congrès, le 1er décembre 21018 à Mexico

M. Lopez Obrador, surnommé AMLO (ses initiales), prévoit le lancement de grands projets par le biais d’investissements publics et privés comme le “train maya”, qui reliera les zones touristiques dans l’est du pays, dans la péninsule du Yucatan.

De nombreux présidents d’Amérique latine, ainsi que le roi d’Espagne Felipe VI, le vice-président américain Mike Pence et Ivanka Trump, la fille du président américain, étaient présents dans l’assistance. Le président vénézuélien Nicolas Maduro – dont l’invitation avait déclenché une polémique au Mexique – est arrivé pour le déjeuner qui suivait la cérémonie.

Après sa large victoire à l’élection présidentielle du 1er juillet et la majorité obtenue par la coalition dirigée par son parti Morena aux deux chambres du Congrès, M. Lopez Obrador aura les coudées franches pour transformer son pays.

Sa victoire a été la plus ample depuis la mise en place du multipartisme en 2000, et la première pour un candidat de gauche.

Ses opposants craignent toutefois que son gouvernement ne verse dans une forme d’autoritarisme, et l’inquiétude croissante des milieux d’affaires ces dernières semaines a fait chuter le peso mexicain et la Bourse de Mexico.

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