Le Nigérian Akinwunmi Adesina, réélu président de la Banque africaine de développement pour un nouveau mandat par le conseil des gouverneurs ce jeudi 27 août.

“Le Dr Akinwumi Adesina a été réélu à la présidence de la Banque africaine de développement (BAD)”, a annoncé jeudi le porte-parole du président, Bashir Ahmed.

“Avec cette réélection, il va passer encore 5 ans à superviser les affaires de la Banque”, a-t-il ajouté.

Adesina, le premier Nigérian à occuper ce poste, était le seul candidat à l’élection. Il a été élu pour la première fois en mai 2015.

“Lors de ces assemblées annuelles, je m’offre à vous, nos gouverneurs, pour que vous envisagiez de me faire élire pour un second mandat, en tant que président”, a déclaré Adesina aux gouverneurs le premier jour des assemblées générales annuelles de la BAD, mercredi.

“Je le fais, avec humilité. Je le fais avec un grand sens du devoir et de l’engagement et un appel à servir l’Afrique et notre Banque, de manière désintéressée, au mieux des capacités que Dieu m’a données”.

Ses chances de revenir ont presque été réduites à néant il y a quelques mois, lorsque les autorités américaines ont insisté pour qu’il fasse l’objet d’une enquête pour des allégations de corruption et de favoritisme.

Des accusations toujours niées par l’ancien ministre nigérian de l’agriculture, blanchi depuis au terme d’une enquête.

Akinwumi Adesina était accusé de 20 violations du code de conduite de la Banque, notamment “une conduite contraire à l’éthique, un gain privé, une entrave à l’efficacité, un traitement préférentiel et une implication dans des activités politiques”.

Le 5 mai, le comité d’éthique de la banque continentale, dirigé par Takuji Yano, déclarait dans son rapport qu’Adesina n’était pas coupable de tous les chefs d’accusation.

Insatisfait du rapport du comité, le département du Trésor américain a demandé une enquête indépendante.

Un groupe d’experts indépendants, dirigé par l’ancienne présidente irlandaise Mary Robinson, a blanchi Adesina des accusations de corruption en juillet.

Dans son discours devant le conseil des gouverneurs le premier jour des réunions annuelles tenues virtuellement en raison de la pandémie de coronavirus, Adesina a promis qu’il s’efforçerait d’aider l’Afrique à survivre au fléau de la pandémie.

“Le prix d’un bon travail est plus de travail”, a-t-il dit. “Nous avons du pain sur la planche – maintenant plus que jamais – pour aider l’Afrique à rebondir et à retrouver le chemin de la croissance économique et de la résilience”.

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